dimanche 20 décembre 2009

"J'étais un guerrier qui rêvait qu'il pourrait amener la paix" (Traduction : Critique de Avatar de James Cameron)



10 ans. C'est le temps qu'il aura fallu avant de pouvoir revoir James Cameron sous le feu des projecteurs. En effet depuis Titanic et ses 11 oscars, le réalisateur s'était fait invisible. Mais il n'était pas inactif, loin de là, car il était en train de mettre au monde le film de toute une vie : Avatar.

14 ans. C'est l'âge auquel James Cameron, encore jeune adolescent inventa la planète Pandora et ses habitants, les Naavi. Il aura donc fallu 40 ans à James Cameron pour porter à l'écran les aventures de Pandora. Il faut dire que le scénario était prêt bien avant celui de Titanic, mais il n'existait pas encore à l'époque une technologie assez avancée pour pouvoir donner vie à ce projet.
C'est en voyant Le seigneur des anneaux que Cameron sut qu'il était temps. En effet, avec le film vint l'utilisation de la performance capture, procédé qui permet de capturer la performance d'un acteur et de la transformer en images numériques.

Beaucoup de temps, beaucoup d'argent et beaucoup de bruit sur ce film, mais qu'en est-il vraiment ?
On savait que le simple fait que James Cameron soit derrière la caméra donnerait un bon voir un très bon film, mais on était en réalité très loin du compte. Le film est grandiose, à tous les points de vue. La maîtrise de la technologie est impressionnante, on a beaucoup de mal à différencier ce qui est vrai de ce qui est numérique, tout est intégré à la perfection. Mais la simple maîtrise des effets numériques n'est qu'une petite partie de ce qui fait la grandeur du film. Pandora n'est pas juste une vitrine scénaristique sur laquelle vient se greffer une histoire et des personnages, non. Ici Cameron à crée une planète entière, en insistant sur tous les détails même ceux qui pourrait nous sembler insignifiant, afin de faire vivre réellement Pandora.
Les acteurs sont habités par leur rôle, ils font vivre l'historie et l'histoire les fait vivre. Très bien filmé, le film livre d'excellentes scènes, ingénieuses, des scènes d'action toujours claires et lisibles.
La Bande Originale composée par James Horner (à qui l'on devait déjà celle de Titanic) est simplement magnifique, elle nous transporte dans ce monde lointain dans lequel on souhaiterait rester éternellement, elle réussit à nous faire vibrer et à nous faire ressentir cette sensation d'exaltation comme on en ressent rarement.
Enfin la 3D finit de nous immerger totalement dans cet univers merveilleux.

Plus qu'un film, Avatar est une expérience cinématographique d'un nouveau genre. Le spectateur n'est plus assis dans son siège en train de regarder un film, il vit l'aventure, il la ressent, à tel point que lorsque les 2h40 se sont écoulées, on voudrait rester sur Pandora, et on en redemande encore et encore.

Au final, avec Avatar, James Cameron signe le meilleur film de sa carrière, un conte merveilleux, touchant et bouleversant de sincérité, véritable ôde à la nature, oeuvre de toute une vie enfin portée à la vie. Avatar est de très loin le meilleur film de cette année, voir le meilleur film que l'on ai pu voir depuis la trilogie du Seigneur des anneaux. Rares sont ces films qui vous transportent hors de vous-même, et on est heureux de voir qu'il existe encore des réalisateurs capables de s'imposer, d'imposer une vision, une volonté artistique passionnée et totale. Lorsque l'argent se met au service des hommes et de l'art et non le contraire, de telles œuvres peuvent être créées.
Réussite totale, Avatar est un film tout simplement génial à voir et à revoir encore et encore.

Mesdames et Messieurs, Bienvenue sur Pandora !


NOTE GLOBALE : 20/20

jeudi 10 décembre 2009

James est tout vert et porte un masque de hockey ! (traduction : triple critique écrite)

Bonjour à tous, nous sortons de notre silence pour vous proposez trois critiques écrites ! De quoi vous faire patienter avant la sortie prochaine de l'émission 3. Voici donc pour vous Vendredi 13 de Marcus Nispel, Casino royale de Martin Campbell et L'incroyable Hulk de Louis Leterrier.



Vendredi 13 de Marcus Nispel


Après le remake plutôt réussi de Massacre à la tronçonneuse, voici celui de Vendredi 13. Autant le dire tout de suite, la démarche est nettement moins réussie cette fois ...

Commençons par les bases ; tout d'abord le scénario : un premier massacre puis un deuxième massacre ! Le tout est lié par une relation frère (participant au deuxième massacre) et soeur (participant au premier massacre).
Les personnages : visiblement ils sont tout droit sortis de la bible des jeunes adultes américains prêt à la décapitation. Ils sont stupides, arrogants, ne pensent qu'au sexe et à la bière et se font tués en 10 secondes montre en main, bref tout ce qu'un slasher ultra-formaté peut nous offrir. Les plus vicieux d'entre nous pourront se faire distraire par les attributs féminins fort bien développés pendant qu'on tentera de leur montrer un film qui se veut d'horreur.
Disons-le carrément : ce film ne fait pas peur, il n'installe aucune tension, il n'apporte rien dans le domaine et devant tant d'absurdité les spectateurs ne pourront que rire. Le pauvre Jason Vorhees se contentera de déambuler partout machette dans une main et tête fraîchement coupée dans l'autre, son histoire et celle de sa chère maman étant expédiée dans les cinq premières minutes.
Le déroulement des meurtres est de plus assez prévisible et le spectateur n'est jamais surpris de voir Jason apparaître puisqu'il l'attend depuis vingts bonnes secondes.

Vendredi 13 se contente de montrer des gentils jeunes américains (et des gentilles américaines que tout le monde regardera intensément dans les yeux... hum j'ai dit les yeux !) se faire décapiter, embrocher, empaler par ce bon vieux Jason. On attend forcément un peu plus de nos jours, hélas ce produit des plus formatés et navrant ne fait que suivre les codes de n'importe quel slasher.
Vous voulez un vrai slasher ? Passez par la case Scream (de Wes Craven), il est encore et toujours incontournable.

Casino Royale de Martin Campbell


Après avoir ressuscité Zorro, Martin Campbell redonne un nouveau souffle à James Bond, et d'une manière des plus efficaces.

La dernière aventure de l'agent secret nous avait plongé dans un étalage de technologie abracadabrant et ridicule. Histoire de remettre les pendules à l'heure, Casino royale opte pour narrer les débuts de Bond ; tout juste nommé agent 00, notre espion préféré doit arrêter Le Chiffre, banquier privilégié des terroristes et génie des mathématiques.

Au fur et à mesure de ses péripéties, Bond nous balade en Afrique, à Miami, au Monténégro ou encore à Venise... Et à chaque fois nous avons droit à des scènes d'action bondiennes des plus satisfaisantes. La réalisation de Martin Campbell est soignée, fluide et de qualité ; bref ce film de plus de deux heures ne vous ennuiera pas par son immobilité et son inaction.

La question que tout le monde se posait à l'époque du début du projet était de savoir ce que donnerait Daniel Craig en James Bond, la réponse est des plus évidentes tant le pari est réussi : Craig incarne Bond à la perfection de par son flegme, son humour, sa présence et son charme. L'actrice principale du film apporte elle aussi sa contribution au film : Eva Green donne à son personnage tout ce qu'il faut pour incarner magistralement le premier amour de l'espion. Leur relation est des plus amusantes et passionnantes à suivre, l'un faisant irrémédiablement changer l'autre.

Le personnage de Bond est lui aussi profondément développé et son caractère est des plus travaillé. Bref ce film sait être divertissant par ses scènes d'actions et son humour, mais il sait aussi se montrer intéressant par le travail effectué sur les personnages. Les seconds rôles (comme M ou Mathis) sont des plus sympathiques et apportent un vrai plus au film.

Bon nombre de scènes sont déjà cultes (en tête de liste la fameuse torture qui ferait frémir n'importe quelle personne du sexe masculin), les répliques sont mémorables, les scènes d'actions sont époustouflantes, les personnages sont des plus intéressants(ce qui est loin d'être tout le temps le cas dans un James Bond) et la réalisation est magistrale. Il manque peut-être un peu trop les classiques bondiens (au niveau de la musique ou des gadgets) mais bon, la rupture avec les derniers opus était nécessaire pour relancer la franchise.

Ce Casino royale se révèle être le meilleur James Bond depuis très longtemps, et il est même un des meilleurs films d'actions des dernières années.


L'incroyable Hulk de Louis Leterrier


Nombre d'entre nous n'avaient pas été entièrement satisfaits par le Hulk de Ang Lee, trop psychologique, ne présentant pas d'adversaire à la mesure du colosse vert. Ces nouvelles aventures de Bruce Banner proposent de faire table rase du passé ...

Cette nouvelle version de Hulk nous propose tout d'abord un casting des plus alléchants : Edward Norton, Tim Roth, William Hurt et Liv Tyler dans les rôles principaux, cela à de quoi promettre un bon moment. Le film a une approche similaire à la série télévisée : Bruce Banner fuit l'armée qui veut se procurer son ami verdâtre et il se transforme quand ça va mal.

La première partie du film est de loin la plus intéressante : on y découvre un homme qui vit au fin fond des favelas brésiliennes, qui apprend à contrôler son rythme cardiaque et qui attend désespérément de trouver un remède pour se débarasser de ses démons intérieurs. L'armée fini par le retrouver et la course-poursuite commence ; l'introduction des personnages est rapide mais néanmoins précise et concise. La poursuite dans les favelas est dynamique, fluide et très prenante ; la bande originale quand à elle révèle des musiques adaptées aux situations et introduits des thèmes entêtants et sympathiques.

Vient ensuite le retour au bercail pour Banner, il retrouve sa bien-aimée et ne tarde pas à se faire attaquer par les militaires ; nous découvrons alors ce que nous n'avions qu'entre-aperçu jusqu'alors : la fureur de Hulk, ce monstre vert a une modélisation des plus crédibles et c'est un plaisir que de le voir exprimer sa colère sur les jeeps, les hélicoptères et les soldats qui osent prétendre s'approprier son essence.

Passer ce moment de jouissance, le film entre dans sa deuxième partie : Banner se rend à New York pour se débarasser de son alter-ego ; cette partie développe encore un peu plus la psychologie de Bruce Banner et introduit un personnage utilisable dans une éventuelle suite. Nous avons alors le droit à un final des plus titanesques : Hulk vs Abomination. Les deux monstres se frappent sans ménagement, rivalisant de brutalité et de puissance. Cette bataille est fluide, bien réalisée et appréciable ; reste que le cheminement d'Emil Blonsky alias Abomination est des plus simplistes (« je suis trop vieux, je veux de la puissance, celle-ci m'ennivre, je pête un câble).

Le film se clos sur deux moments prometteurs : Banner se décide à tenter de contrôler Hulk plutôt que de s'en débarasser, et Tony Stark en personne annonce que le projet de monter l'équipe des Avengers (ou des Vengeurs si vous préférez) est toujours à l'ordre du jour.

Au final ce film propose un casting convaincant et de qualité, une réalisation et un scénario appréciables et prenants, des scènes d'actions (ou plutôt de déchaînements hulkesques) jouissives et une musique aux tons héroïques qui fait vibrer le spectateur. Ce deuxième Hulk propose un savant mélange action-psychologie des personnages, avec bons nombre de clins d'oeil et de promesses pour la suite de l'implémentation des héros Marvel au cinéma.


lundi 9 novembre 2009

L'émission 2 de la saison 2, ou l'apologie du "mal au cul" -isme



Bonjour à tous, vous l'attendiez, vous en réviez, vous ne dormiez plus la nuit tellement vous étiez en manque, voici pour vous l'épisode 2 de la saison 2 de Séance vers le futur. Au sommaire de cette émission, District 9 de Neil Blomkamp et Prédictions d'Alex Proyas.






Il me faut vous prévenir : dans cette émission vous allez découvrir que l'être humain peut repousser les limites de la débilité, du néant neuronal, du "mal au cul" -isme ; bref vous n'êtes pas à l'abri de penser que nous avons péter un câble lors du tournage de cette émission.

L'avertissement étant passé, je ne vous retiens pas plus longtemps, je vous laisse prendre votre dose de src-cran, le prochain épisode arrivera quand il arrivera, d'ici là, bon film !

lundi 2 novembre 2009

Un film de la Twentieth Century Fox avec Megan Fox avec des Fox [renards] (critique de Jennifer's Body de Karyn Kusama)



Jennifer's Body nous a largement été vendu comme le film qui allait partiellement assouvir les fantasmes de tous les fans (masculins, mais a-t-on besoin de le préciser ?) de Megan Fox. La douche est pour le moins froide ...

Tout commence par la présentation de la petite bourgade dans laquelle se passe le film ; les personnages principaux sont Needy, qui passe pour l'intello du lycée, et sa meilleure amie Jennifer, LA fille du lycée. Leur relation prend un tournant assez sanglant après que Jennifer soit devenu un démon par la faute d'un groupe de rock aux tendances satanistes. La première apparition de la belle en démon est d'ailleurs la seule scène à vocation effrayante du film. Si vous êtes venu voir un film d'horreur, passez votre chemin.
Jennifer a besoin de dévorer des humains pour préserver toute sa vitalité, on nous offre donc des scènes qui se veulent gore mais qui en fait aboutissent à des actes de barbaries via des jeux d'ombres et des hurlements sans que rien ne soit vraiment montré ; on se demande vraiment pourquoi le film a hérité de la plus haute censure américaine...

Vous êtes venus voir le corps dévêtu de la demoiselle ? Circulez il n'y a rien à voir ! On nous a trompé sur la marchandise, le marketing a fait de la fausse publicité en misant sur nos instincts primaires.

Les bandes-annonces sont centrées elles aussi sur Megan Fox, alors que le film s'appuie essentiellement sur Needy, jouée par Amanda Seyfried. Cette adolescente qui doit faire face à la transformation de sa meilleure amie tout en essayant de protéger son petit ami de l'appétit du démon.

Jennifer's Body reste un film sympathique avec un casting sympathique, une bande son sympathique et des scènes sympathiques à défaut de tenir leur promesses ; on nous montre une histoire d'adolescentes dans laquelle tout dérape à partir d'un postulat délirant et prometteur.

Bref le film est un peu un pétard mouillé, il reste honorable mais on aurait aimé voir ce pourquoi nous étions venus ...

NOTE GLOBALE : 13/20

mardi 20 octobre 2009

Euh ya rien là... on va voir quoi ? (Traduction : Critique de "La proposition" de Anne Fletcher)

L'autre soir nous étions partis pour aller voir The descent 2, mais manque de bol, notre cinéma préféré ne le diffusait pas. Nous nous sommes alors regardés d'un air bête en se disant : "Euuuh et on va voir quoi du coup ?". Finalement notre choix s'est porté sur "La proposition" et bien qu'ayant quelques réserves par rapport à ce film, je dois dire qu'on s'est plutôt bien amusé en fin de compte.

Pour faire simple, La proposition est une comédie romantique où Ryan Reynold (qu'on avait pu voir au printemps dernier dans X-men origin : Wolverine, dans le rôle du méchant Deadpool) doit faire croire à sa petite famille qu'il va épouser Sandra Bullock, sa patronne qu'il ne peut pas supporter, qui risque de se faire expatrier pour un problème de visa.


Alors que dire de cette petite comédie sentimentale ? Et bien je dois dire que le film a le mérite de m'avoir tout de même surpris et laissé sur une note plutôt positive. Alors ne nous leurrons pas, La proposition n'est en rien un film original par rapport à ce qui a déjà été fait. En effet la situation est toute écrite et le film ne fait que nous montrer petit à petit la relation entre les deux personnages s'améliorer jusqu'à arriver à l'amour à l'eau de rose.

Néanmoins les gags sont marrants et la sauce prend tout de même, grâce en grande partie aux acteurs qui, sans concourir pour l'oscar, nous font rentrer dans le jeu.


Ni bon ni mauvais, marrant mais pas hilarant, La proposition est un film qui se laisse regarder sans trop d'a priori. Légèrement "cucu" sur les bords, le film mise en grande partie sur la prestation des acteurs qui collent plutôt pas mal à leur rôle, et des gags amusants, qui feront rire la majeure partie de l'assemblée (en tout cas dans le cinéma ça rigolait, contrairement à certaines comédies françaises dont je tairai le nom...). Un film sympathique, mais à qui on préférera certains de ses collègues anglais (comme par exemple Love Actually).

NOTE GLOBALE : 12/20

vendredi 9 octobre 2009

In a galaxy far far away... (critique de Star Wars : The Clone Wars de Dave Filoni)

Chacun des six épisodes d'une des sagas les plus cultes de l'histoire du cinéma a su marquer l'univers de Georges Lucas ainsi que ses innombrables fans. En été 2008 il nous a été proposé de replonger pour une nouvelle aventure aux côtés de Anakin Skywalker et Obiwan Kenobi. Seulement ce film constitue en fait le pilote de la série éponyme, c'est une sorte d'épisode longue durée... Tout d'abord, le principe de Star Wars : The Clone Wars. Ce dessin animé en 3D au design relativement cartoon nous propose de suivre le conflit qui s'est déroulé entre les épisodes 2 et 3, j'ai nommé la fameuse Guerre des Clones. Opposant les Jedis et la République aux seigneurs Siths et aux forces Séparatistes, cette guerre a permis à Obiwan Kenobi et à son ex-padawan Anakin Skywalker de se distinguer.

Ce métrage commence par une introduction rapide de l'histoire qui met en place les différents intervenants et les enjeux (procédé qui sera repris dans la série). Le film nous fait rencontrer deux éléments au combien importants : le design et la musique !

Si le design un peu cartoon en 3D passe beaucoup mieux que les dessins caricaturaux du précédent dessin animé, il dispose à chacun d'accepter cette approche visuelle ou non. Les différents personnages sont bien modélisés, leurs caractéristiques faciales principales sont présentes et le rendu est sympathique et accrocheur.
Au niveau de l'animation, les combats sont fluides, les mouvements sont lisibles et les batailles sont dynamiques. Si l'on voudrait être tatillons nous pourrions dire que les échanges de sabre-laser sont un peu rigides mais la performance technique reste à saluer.

Sur un plan plus musical, une constatation s'impose : la bande originale ne colle clairement pas à un film Star Wars, nous sommes bien loin des « Duel of the Fates », « Battle of the Heroes » ou encore « Across the Stars », pour ne citer que les thèmes principaux de la prélogie. Les musiques ne sont pas à jeter, c'est simplement qu'elles sont nettement en-deçà des chefs d'oeuvre de John Williams, et qu'elles ont du mal à sublimer les multiples combats, à insuffler une quelconque intensité dramatique ou encore à nous prendre aux tripes.

En ce qui concerne le scénario de ce film d'1h30 : les gentils ont une mission, les gentils combattent les méchants qui leur barrent la route, les gentils remplissent la mission, happy end ! Il n'y a aucune subtilité, on mise tout sur le spectaculaire des nombreuses (trop ?) batailles entre Jedis et Siths, entre clones et droïdes, au détriment d'un scénario élaboré. Une des bonnes trouvailles a été de confié une padawan à Anakin, Ahsoka apporte une certaine fraîcheur au récit, mais les relations entre maître et élève se trouvent vite limitées. On se retrouve avec deux personnes identiques, trop identiques ; cela aboutit à une partie de « qui arrive au sommet le premier en défonçant le plus de droïdes ». Finalement le seul ajout de cette nouvelle approche de Star Wars se trouve banalisé au possible et cela rend l'expérience assez insipide.
On peut ajouter un dernier tiers assez poussif avec l'apparition soudaine, inattendue et assez inutile de Padmé et un déluge de bons sentiments des plus lourds.

Star Wars : The Clone Wars est loin de pouvoir prétendre être un épisode de Star Wars à part entière, le scénario est basique et la fin se limite à un happy end sans avoir fait progressé d'un chouillat le conflit, il n'y a aucune intensité dramatique, les musiques sont inadéquates et le spectacle est répétitif. Le tout bien sûr étant conditionné pour les enfants de 10 ans (exit la maturité du reste de la saga) ; reste un habillage visuel soigné et sympathique.

mardi 29 septembre 2009

Allez hop, in the box ! (Traduction : critique de "Le missionnaire" de Roger Delattre)

Et aujourd'hui nous allons parler (malheureusement) d'une comédie française qui est parue récemment en Dvd : Le missionnaire avec Jean-marie Bigard.

L'histoire est simple : Bigard incarne un ancien taulard qui va tenter de récupérer le magot qui l'avait mené en case prison et s'en débarrasser. Malheureusement, ses deux anciens collaborateurs tiennent eux aussi à leur part. Pour se protéger de ses deux loustics, Mario (Bigard) va faire appel à la seule personne en qui il a confiance c'est à dire son petit frère, curé de son état. Ce dernier va lui suggérer de rejoindre le père Etienne dans son petit village perdu d'Ardèche. Mais à son arrivée, il s'aperçoit que le père Etienne est mort et que les habitants du village le prennent pour le nouveau curé.


Alors, que dire de cet énième comédie française ? Tout d'abord que comme dans la plupart des autres comédies à la françaises dont nous seul avons le secret, tout est relativement téléphoné. On voit tout de suite où on nous mène, il n'y a quasiment pas de surprises et les gags sont tellement gros, qu'on les voit arriver à des kilomètres. Bien sûr on emballe le tout avec une tonne de bons sentiments et de morale pompeuse, ça fait plus joli.

Ce qui est dommage c'est que le réalisateur comptait une figure sûre de la scène comique française en la personne de Jean-Marie Bigard. Malheureusement c'est également raté car tout le potentiel comique de l'humoriste est contrôlé, contenu, de telle sorte qu'il ne fait qu'interpréter son rôle froidement et qu'à aucun moment on ne sent la fibre Bigard dans les gags ou dans les dialogues. Néanmoins, le film sauve plus ou moins les meubles comparé à quelques navet français du même type grâce à quelques scènes qui nous font sourire (voir même rire, si si je vous assure).

Mais le constat final reste tout de même assez malheureux, et on se demande encore comment les producteurs peuvent encore oser financer de telles idioties. Un peu plus d'inventivité serait la bienvenue, car à force de prendre les spectateurs pour des idiots, ils vont finir par s'en apercevoir.


vendredi 25 septembre 2009

Vers la saison 2... et au-delà !!

Bonjour cher public, nous revoilà en cette fin septembre pour vous offrir la première émission de la saison 2. Nos occupations ne nous permettent pas de tourner au point d'avoir une émission tous les 3 jours, mais nous essaierons de garder un rythme soutenu, de quoi avoir 2 émissions par mois.
Passons au plus important : au sommaire de ce numéro de Séance vers le futur, Inglorious Basterds de Quentin Tarantino et Destination Finale 4 de David R. Ellis.






Je vous dis à la prochaine fois, et d'ici là... bon film bien sûr!

dimanche 20 septembre 2009

Tout ça n'est qu'une farce ! (traduction : critique de Watchmen de Zack Snyder )

Réputé inadaptable par son auteur Alan Moore, il est considéré par les fans comme un comics culte et révolutionnaire ; Watchmen est le dernier film de Zack Snyder, déjà responsable de l'adaptation du 300 de Frank Miller.


Watchmen offre au lecteur (et au spectateur) une histoire en marge des autres récits habituels de super-héros en costume bariolés. Les évènements se passent dans un monde parralèle dans lequel les Etats Unis ont gagné la guerre du Vietnam, Nixon est président du pays pour la troisième fois et la guerre froide menace quand à elle de condamner l'humanité à un apocalypse nucléaire.

Qui sont les Watchmen ? Ou plutôt qui étaient-ils ? Un groupe de super héros comptant parmi eux l'arme vivante la plus puissante de la planète (le docteur Manhattan), plusieurs idéalistes, un mercenaire à la philosophie assez atypique ou encore l'homme le plus intelligent du monde. Ce groupe fût dissout de force après l'adoption d'une loi anti-justiciers, seuls restent deux héros officiels, Manhattan véritable dieu omnipotent, et le Comédien, chouchou du président. Un autre d'entre eux n'a pas accepté d'être mis à la retraite, Rorschach, véritable paranoïaque qui s'est mis à tuer les criminels plutôt que de les emprisonner.

Watchmen fait intervenir une multitude de personnages, et contrairement aux autres comics, on n'y voit très peu de combats. Le scénario profite des 2h45 que compte le film pour se développer, en s'épaississant d'un contexte géo-politique ainsi que d'histoires faisant intervenir les héros du passé, dont certains sont encore vivants.

La force de Watchmen est incontestablement ses personnages charismatiques, notamment le Dr Manhattan, le Comédien et Rorschach. Le spectateur suit le plus souvent l'histoire par le biais de Rorschach, ce qui donne lieu à des scènes anthologiques, notamment lors de son séjour en prison.

Pour le spectateur lambda, Watchmen ressemble à une histoire de super héros assez longue et plus complexe que celles auxquelles on les habitue. Pour le fan du comics, ce film rappellera les bons souvenirs de la lecture d'un ouvrage culte un poil simplifié et beaucoup plus aguicheur. Car si la violence du matériau original est retranscrite, il faut admettre que dans le film, les passages sont prétextes à moultes cassages de bras, fracturages de nez ou autres fracassages de crânes. Le tout avec le concours de plusieurs hectolitres de sang.

Une des questions à se poser est : à qui s'adresse Watchmen ? Aux néophytes, à condition de pouvoir supporter les deux heures et demies du film, qui même s'il ne comporte pas de longueurs réellement handicapantes, peut se révéler longuet. Aux fans du comics ? Ceux-ci pourraient être tentés de reclasser le film ; le spectateur éclairé n'y verra pas là une adaptation, mais plutôt un véritable copier-coller des planches de la bande dessinée, la violence gratuite et un soupçon d'exposition de chair féminine en plus.

Zack Snyder a-t-il vraiment « réalisé un film » ? Les scènes du film sont la retranscription exacte de celles du comics, que ce soit dans les décors, les dialogues, les attitudes des personnages ou leurs postures. On assiste ni plus ni moins à une version en mouvement du comics.


Au final Watchmen se révèle intéressant avec des personnages forts (Rorschach en tête), un scénario intrigant et une ambiance très atypique pour un récit de super-héros. Mais tout cela vient du matériau original. Les rajouts de Zack Snyder se résument à un étalage de violence gratuite discutable (même si jouissive), quelques musiques douteuses et un usage du ralenti qui en fera enrager plus d'un.

Bref, ce film mérite d'être vu, mais son réalisateur n'y est pas pour grand chose au final, puisque devant la tâche à accomplir, plutôt que de véritablement s'approprier le sujet et l'adapter à sa manière, Zack Snyder a préféré offrir un copier-coller du comics, qui s'avère plaisant et intéressant, sans que ce soit de son fait.

lundi 14 septembre 2009

Bienvenue dans un monde de geeks qui ont des gros bras par extension !( traduction : critique de Ultimate Game de Mark Neveldine et Brian Taylor)

Ce film nous plonge dans une société qui raffole d'un mélange entre la télé-réalité et le jeu vidéo. Des prisonniers se voient offrir leur liberté s'ils arrivent à gagner 30 sessions du nouveau phénomène à la mode : « Slayer ». Dans ce « jeu », les prisonniers se retrouvent sur un champ de bataille à s'entre-tuer, seulement ils sont contrôlés par d'autres personnes, les gamers, via un dispositif nanocellulaire. Véritables personnages vivants d'un jeu-vidéo ultra-populaire, les prisonniers se confrontent dans un univers proche d'une partie de Call of Duty, Quake, Medal of honor ou tout autre FPS bourrin où seul la loi du « qui fragge le plus les autres » survit. Car il s'agit bien de survie dans ce film ; la première partie nous offre des passages immersifs et nerveux pendant les 3 sessions de Slayers qu'il nous est donné de voir. Nous avons également droit à un déballage de technologie futuriste et à un exposé sur les frontières entre le jeu et la réalité, et toute les illusions que cela peut entraîner.

Nous passons par la présentation d'une galerie de personnages tous plus caricaturaux les uns que les autres, avec le héros qui gagne toutes les parties grâce à son gamer, fils à papa doué pour les jeux vidéos qui adore passer son temps sur internet à mater du porno. Nous avons aussi le génial inventeur qui est devenu très riche et qui se révèle être un salop de première ; il y aussi le no-life dans toute sa splendeur, obèse, repoussant les limites de la déviance sexuelle et sans aucune considération pour la personne qu'il contrôle en lui faisant accomplir tous ses fantasmes. Bon je ne vais pas tous les faire, vous avez compris que ça ne vole pas haut de ce côté là.
Le scénario est en deux temps, la première qui est la plus intéressante et la plus plaisante, avec une réalisation très proche du personnage de Kable, véritable roi de Slayer, qui domine le champ de bataille, tue ses adversaires dès qu'il les voie et atteint la fin du niveau en un temps record. La réalisation de ses passages est immersive, la caméra est proche du personnage, elle bouge autant que lui, l'atmosphère est celle d'un champ de bataille, ça explose et ça mitraille dans tous les coins, on se croirait devant son écran à jouer à un FPS.

La deuxième partie développe le scénario (oui il faut bien s'y mettre à un moment) autour d'une conspiration du méchant contre le héros (oh ben dis donc c'est du jamais vu ça !) et se révèle assez répétitive (le héros cherche sa femme en tuant des gens au passage, le héros cherche sa fille en tuant des gens au passage, le héros cherche le méchant en tuant des gens au passage).

Le concept de départ est séduisant mais se révèle très limité au final, reste que c'est extrêmement immersif et trépidant grâce à une réalisation efficace et des acteurs convaincants. De toute façon, le film n'a pas le temps de se répéter, il ne fait que une heure et demie.
En revanche ne comptez pas sur le scénario qui tient sur un timbre poste ou sur la psychologie des personnages qui sort tout droit de la bible des 1001 clichés. Le film se veut bourrin comme on les aime, avec un message très dissimulé sur les limites entre le jeu vidéo et la réalité ainsi que sur la diversité que comptent les rangs des geeks (non je plaisante c'est placardé au milieu de la rue à grands coups de panneaux lumineux clignotants et de crieurs publiques). En bref, si ce que vous avez vu dans la bande-annonce vous a plu, et bien allez voir le film.