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jeudi 15 juillet 2010

les films pourris contre-attaquent (Traduction : Critique de Dead Snow et de The Last Day)

Bon ça faisait un moment qu'on avait pas donné signe de vie alors nous revoilà, ou en tout cas me revoilà pour, non pas une, mais deux critiques sur deux films bien différents à savoir : Dead Snow de Tommy Wirkola, et The Last Day de de Je-gyun Yun.
Et si il est une chose à retenir c'est que lorsque vous vous ennuyez profondément, parfois il y a des idées à éviter et notamment celle de regarder tout et n'importe quoi, petite démonstration avec nos deux films.

Commençons tout d'abord par Dead Snow. Un film d'horreur norvégien dans lequel des nazis zombies s'en prennent à une bande d'étudiant en médecine venus passer des vacances à la montagne. C'est le premier film que j'ai regardé lors de ma soirée "ennui profond" et je dois dire que c'est lui qui va prendre le plus cher pour son grade. La scène d'ouverture aurait pu pourtant laisser présager un survival horrifique dans la neige intéressant mais on déchante vite.
L'exposition des personnages est on ne peut plus banal, voir inexistante, on a du mal à identifier les personnages principaux, surtout que le jeu des acteurs est à la limite de l'insupportable et pour couronner le tout le doublage français semble avoir été bâclé en une après-midi avec des comédiens aussi expressif qu'un banc de moule. Mais après tout me direz vous dans ce genre de film, les personnages ne sont pas forcément ce qu'il y a de plus important, oui c'est vrai, c'est vrai mais encore faut-il que ce qui suive soit à la hauteur.
Tout d'abord on sent que les scénaristes ne savaient pas vraiment sur quel pied danser, et le spectateur s'y perd. On ne sait pas si ils tentent d'être sérieux ou si ils sont dans la parodie, bref une belle plantade.
Et les zombies alors ? Ah oui les zombies parlons en de ceux là, ou plutôt n'en parlons pas. En effet il faut attendre presque 50 minutes avant de les voir vraiment débarquer et mettre la pagaille. Le problème c'est que les personnages étant inexistant et le scénario aussi creux qu'une crevasse sans fond, on a le droit en lieu et place à un déballage de gore stupide et de scènes où les zombies se mettent à triturer dans les tripes d'une jeune demoiselle, bref du gore bien dégueu et qui n'a ici aucun sens. Le pire dans tout ça c'est qu'il n'y a aucune trace d'une quelconque trame scénaristique, les zombies arrivent et tuent un blaireau, les autres courent, les zombies en tuent un, ils courent, les zombies en tuent un, ils recourent, Zzzzz......
Vous l'aurez donc compris : Dead Snow, une belle croûtasse immonde qui n'a d'autre vocation que de vous retourner l'estomac sans même essayer d'y mettre la forme.
NOTE : 02/20 (juste pour la scène où un zombie tue le gros de la bande, une scène à hurler de rire tellement elle est ridicule)

Ensuite venons en à The Last Day, un film Sud-coréen réalisé par Je-gyun Yun. Quand j'ai vu la jaquette du Dvd et le teaser je me suis dit : tiens une tentative des coréens de faire un remake de 2012. Plus curieux qu'autre chose j'ai regardé la chose en question.
Il faudra vraiment qu'un jour quelqu'un apprenne à doser les films catastrophes puisque d'un côté nous avons les films de Roland Emmerich (2012, Independance Day, Godzilla, Le jour d'après) où là le scénario importe peu, les personnages sont des caricatures vivantes mais c'est pas grave puisque dans le film on passe son temps à voir la moitié du monde se faire détruire à grand renforts d'effets spéciaux élaborés et hors de prix et de l'autre côté on a le droit à ça. En effet ici c'est tout le contraire, on nous annonce un film catastrophe, au final on aurait plus à faire à un film catastrophique. Puisque sur les 2 heures que comptent le film, on passe environ 20 min sur le phénomène catastrophique.
La première heure se concentre sur les personnages, leur vie, leurs amours, leurs problèmes, un peu à la façon d'un Titanic mais sans jamais arriver à la cheville de ce dernier. On à tendance à se demander si les scénaristes on vraiment fait exprès de rendre ridicule certains personnages et tout un tas de situations. De plus là où dans un 2012 on suit à tout casser 5 personnages (et encore leurs histoires sont mêlées), là on a affaire à une vingtaine de personnages dont certains n'ayant aucun lien avec les autres ou très peu, du coup le récit à tendance à s'étioler complètement et à force on prie pour que cette vague de mes deux tentacules arrive.
Et puis la vague arrive et emporte tout sur son passage, y compris les restes de scénarios qui subsistaient encore.
Seul point positif, la scène où un des personnages évite des conteneurs tombant d'un cargo. Bref même si on ne peut que souligner la tentative de creuser les relations humaines dans un film de ce genre, le cafouillage qui en ressort ne permet pas de faire de The Last Day un bon film.
NOTE : 06/20

Voilà donc on se retrouve bientôt avec des critiques un peu plus positives je l'espère et d'ici là... bon film !

mercredi 14 avril 2010

Le Choc des Titans (Louis Leterrier)


Les hommes défient les Dieux, ils en ont assez de les vénérer ; les Dieux de l'Olympe décident alors de rappeler au peuple que le courroux divin n'est pas à prendre à la légère ... Un mortel, Persée, qui se révèlera être un Demi-Dieu, va se dresser contre les Olympiens et leur chef, son père Zeus...





Nous l'attendions avec impatience, les bandes annonces nous annonçaient un blockbuster agréable et spectaculaire ; le nouveau projet hollywoodien du Français Louis Leterrier est-il une réussite ?

Tout d'abord, il faut avertir les plus fervants puristes de mythologie : le film est une très libre adaptation des mythes et légendes autour de Persée, Méduse, d'Andromède,... Si le film reprend les principaux exploits de Persée, il ne se gène pas pour apporter des créatures ou des personnages qui n'ont rien à y faire (le Kraken par exemple). On notera également un petit rappel – involontaire ? - à la religion chrétienne. Bref les plus conservateurs feront les gros yeux dès les premières secondes du film si ils ne sont pas capables d'un minimum de recul et d'acceptation ...

Le scénario du film est des plus linéaires, la quête de Persée est le sujet principal du film, son cheminement est annoncé dans le premier tiers, les deux restants montrent le dit-cheminement. Deux micro sous-intrigues viennent compléter le quota de dialogues et les personnages sont présentés basiquement (« je m'appelle machin, je t'accompagne pour telle raison, allons tuer du scorpion pour le petit déjeuner »). En gros nous sommes devant un pur blockbuster avec le héros, la demoiselle qui l'accompagne (ben oui il en faut bien une, c'est un blockbuster on vous a dit, il y a des quotas à remplir et des petites cases à cocher sur la grille du « nécessaire pour un scénario hollywoodien en 2 leçons » que diable!).

Venons-en donc à ce qu'on pouvait attendre de ce film ; premièrement la réalisation est de bonne facture, claire et dynamique, les scènes d'action sont maîtrisées et offrent un spectacle plaisant et entraînant. Les acteurs n'en font pas des tonnes, personne n'a l'air de se demander pourquoi il a accepté de jouer dans ce film et Louis Leterrier a manifestement bien diriger son monde devant tant de plans à effets spéciaux. Reste que Sam Worthington a une tendance irritante à hurler quand il saute (ce qui arrive une bonne douzaine de fois dans le film quand même).
La bande originale est épique et aide à nous emporter dans l'action comme dans les moments plus calmes ou plus tristes.Les décors et les costumes sont quand à eux convaincants et nous plongent dans l'ambiance de la Grèce Antique.
Reste des effets spéciaux des plus soignés qui nous offrent bon nombre de créatures mythologiques pour notre plus grand plaisir et émerveillement.

Le rythme du film offre quand à lui un petit problème : le début se met en place comme il devrait, le récit s'enchaînent et nous offrent de l'action, de l'action, de l'action et encore de l'action (oui c'est ce qu'on est venu voir quand même à la base, pas un exposé sur la réflexion métaphysique du comportement des lamas pendant la fonte des glaces polaires!). Le plus gros ennui c'est que la fin est trop accélérée, on enchaîne le gros monstre titanesque et son méchant maître en 5 minutes.


Le Choc des Titans est donc un blockbuster hollywoodien tout ce qu'il y a de plus classique : un casting bankable, des effets spéciaux soignés, une réalisation appliquée et dynamique, un récit fluide, une ambiance mythologique des plus appréciables, le tout avec une musique entraînante. Reste que les personnages sont traités le moins possible, le scénario est linéaire et redondant (je vais au point A, je tape un monstre, je me rends au point B, je tape un autre monstre, je vais au point C, je sauve la demoiselle en détresse) et la fin laisse un arrière-goût de « bon Louis il reste 5 minutes dans le film pour faire les deux boss de fin, tu me fais ça en vitesse svp ».


Si vous aimez passer votre cerveau en mode automatique pour regarder un bon blockbuster hollywoodien pas prise de tête avec vos amis, ce film est fait pour vous, dans le cas contraire regardez la bande annonce et vous aurez un bon aperçu du film...

13,5/20

mardi 6 avril 2010

How to train your dragon (Traduction : Critique de Dragons de Chris Sanders, Dean Deblois )

Aujourd'hui nous allons parler de Dragons, dernier film d'animation des studios Dreamworks (à qui l'ont doit par exemple Shrek ou Madagascar). Alors l'histoire globalement : Harold un jeune viking, risée de son village de guerrier, souhaite plus que tout devenir un tueur de dragon. Mais sa vie va changer lorsqu'il va se lier d'amitié avec l'une de ces créatures qui ne sont pas si dangereuses qu'il n'y parrait. Il va devoir alors tout faire pour éviter que ses nouveaux ennemis se fassent massacrer.

Personellement je dois dire que je n'attendait rien de spécial de ce nouveau film d'animation Dreamworks, et je dois dire que j'ai été très agréablement surpris. Les personnages sont attachants, amusants, on retrouve ici la patte des créateurs de Shrek. Du côté des bestioles, le fait que cette fois ci les bêtes ne parlent pas (contrairement à du Madagascar et autres productions Dreamworks) permet aux scénaristes et aux animateurs de jouer sur les mimiques, les regards, les gestes.

Tout est savament homogène : de l'humour, de l'amour, de l'aventure, des larmes, tout ce qu'il faut pour en faire un très bon film d'animation même si cela n'a rien à voir avec un Pixar.

Mais là où le film m'a vraiment touché c'est dans la musique. Composée par John Powell (Hancock, Fourmiz, Shrek, Xmen 3), la bande originale est tout simplement magnifique, on reconnait bien ici Powell qui laisse libre court à ce qui fait son originalité et son authenticité. Il accouche au final d'une musique magnifique avec quelques pièces magiques dont nottament "Forbidden friendship", la musique la plus touchante et la plus envoutante du film.


En résumé, Dragons est un film familial qui plaira aux enfants, aux parents et aux grand enfants dont je fais partie. N'hésitez pas, vous ne le regretterez pas.


Mon coup de cœur du mois.

NOTE GLOBALE : 16/20

dimanche 20 décembre 2009

"J'étais un guerrier qui rêvait qu'il pourrait amener la paix" (Traduction : Critique de Avatar de James Cameron)



10 ans. C'est le temps qu'il aura fallu avant de pouvoir revoir James Cameron sous le feu des projecteurs. En effet depuis Titanic et ses 11 oscars, le réalisateur s'était fait invisible. Mais il n'était pas inactif, loin de là, car il était en train de mettre au monde le film de toute une vie : Avatar.

14 ans. C'est l'âge auquel James Cameron, encore jeune adolescent inventa la planète Pandora et ses habitants, les Naavi. Il aura donc fallu 40 ans à James Cameron pour porter à l'écran les aventures de Pandora. Il faut dire que le scénario était prêt bien avant celui de Titanic, mais il n'existait pas encore à l'époque une technologie assez avancée pour pouvoir donner vie à ce projet.
C'est en voyant Le seigneur des anneaux que Cameron sut qu'il était temps. En effet, avec le film vint l'utilisation de la performance capture, procédé qui permet de capturer la performance d'un acteur et de la transformer en images numériques.

Beaucoup de temps, beaucoup d'argent et beaucoup de bruit sur ce film, mais qu'en est-il vraiment ?
On savait que le simple fait que James Cameron soit derrière la caméra donnerait un bon voir un très bon film, mais on était en réalité très loin du compte. Le film est grandiose, à tous les points de vue. La maîtrise de la technologie est impressionnante, on a beaucoup de mal à différencier ce qui est vrai de ce qui est numérique, tout est intégré à la perfection. Mais la simple maîtrise des effets numériques n'est qu'une petite partie de ce qui fait la grandeur du film. Pandora n'est pas juste une vitrine scénaristique sur laquelle vient se greffer une histoire et des personnages, non. Ici Cameron à crée une planète entière, en insistant sur tous les détails même ceux qui pourrait nous sembler insignifiant, afin de faire vivre réellement Pandora.
Les acteurs sont habités par leur rôle, ils font vivre l'historie et l'histoire les fait vivre. Très bien filmé, le film livre d'excellentes scènes, ingénieuses, des scènes d'action toujours claires et lisibles.
La Bande Originale composée par James Horner (à qui l'on devait déjà celle de Titanic) est simplement magnifique, elle nous transporte dans ce monde lointain dans lequel on souhaiterait rester éternellement, elle réussit à nous faire vibrer et à nous faire ressentir cette sensation d'exaltation comme on en ressent rarement.
Enfin la 3D finit de nous immerger totalement dans cet univers merveilleux.

Plus qu'un film, Avatar est une expérience cinématographique d'un nouveau genre. Le spectateur n'est plus assis dans son siège en train de regarder un film, il vit l'aventure, il la ressent, à tel point que lorsque les 2h40 se sont écoulées, on voudrait rester sur Pandora, et on en redemande encore et encore.

Au final, avec Avatar, James Cameron signe le meilleur film de sa carrière, un conte merveilleux, touchant et bouleversant de sincérité, véritable ôde à la nature, oeuvre de toute une vie enfin portée à la vie. Avatar est de très loin le meilleur film de cette année, voir le meilleur film que l'on ai pu voir depuis la trilogie du Seigneur des anneaux. Rares sont ces films qui vous transportent hors de vous-même, et on est heureux de voir qu'il existe encore des réalisateurs capables de s'imposer, d'imposer une vision, une volonté artistique passionnée et totale. Lorsque l'argent se met au service des hommes et de l'art et non le contraire, de telles œuvres peuvent être créées.
Réussite totale, Avatar est un film tout simplement génial à voir et à revoir encore et encore.

Mesdames et Messieurs, Bienvenue sur Pandora !


NOTE GLOBALE : 20/20

jeudi 10 décembre 2009

James est tout vert et porte un masque de hockey ! (traduction : triple critique écrite)

Bonjour à tous, nous sortons de notre silence pour vous proposez trois critiques écrites ! De quoi vous faire patienter avant la sortie prochaine de l'émission 3. Voici donc pour vous Vendredi 13 de Marcus Nispel, Casino royale de Martin Campbell et L'incroyable Hulk de Louis Leterrier.



Vendredi 13 de Marcus Nispel


Après le remake plutôt réussi de Massacre à la tronçonneuse, voici celui de Vendredi 13. Autant le dire tout de suite, la démarche est nettement moins réussie cette fois ...

Commençons par les bases ; tout d'abord le scénario : un premier massacre puis un deuxième massacre ! Le tout est lié par une relation frère (participant au deuxième massacre) et soeur (participant au premier massacre).
Les personnages : visiblement ils sont tout droit sortis de la bible des jeunes adultes américains prêt à la décapitation. Ils sont stupides, arrogants, ne pensent qu'au sexe et à la bière et se font tués en 10 secondes montre en main, bref tout ce qu'un slasher ultra-formaté peut nous offrir. Les plus vicieux d'entre nous pourront se faire distraire par les attributs féminins fort bien développés pendant qu'on tentera de leur montrer un film qui se veut d'horreur.
Disons-le carrément : ce film ne fait pas peur, il n'installe aucune tension, il n'apporte rien dans le domaine et devant tant d'absurdité les spectateurs ne pourront que rire. Le pauvre Jason Vorhees se contentera de déambuler partout machette dans une main et tête fraîchement coupée dans l'autre, son histoire et celle de sa chère maman étant expédiée dans les cinq premières minutes.
Le déroulement des meurtres est de plus assez prévisible et le spectateur n'est jamais surpris de voir Jason apparaître puisqu'il l'attend depuis vingts bonnes secondes.

Vendredi 13 se contente de montrer des gentils jeunes américains (et des gentilles américaines que tout le monde regardera intensément dans les yeux... hum j'ai dit les yeux !) se faire décapiter, embrocher, empaler par ce bon vieux Jason. On attend forcément un peu plus de nos jours, hélas ce produit des plus formatés et navrant ne fait que suivre les codes de n'importe quel slasher.
Vous voulez un vrai slasher ? Passez par la case Scream (de Wes Craven), il est encore et toujours incontournable.

Casino Royale de Martin Campbell


Après avoir ressuscité Zorro, Martin Campbell redonne un nouveau souffle à James Bond, et d'une manière des plus efficaces.

La dernière aventure de l'agent secret nous avait plongé dans un étalage de technologie abracadabrant et ridicule. Histoire de remettre les pendules à l'heure, Casino royale opte pour narrer les débuts de Bond ; tout juste nommé agent 00, notre espion préféré doit arrêter Le Chiffre, banquier privilégié des terroristes et génie des mathématiques.

Au fur et à mesure de ses péripéties, Bond nous balade en Afrique, à Miami, au Monténégro ou encore à Venise... Et à chaque fois nous avons droit à des scènes d'action bondiennes des plus satisfaisantes. La réalisation de Martin Campbell est soignée, fluide et de qualité ; bref ce film de plus de deux heures ne vous ennuiera pas par son immobilité et son inaction.

La question que tout le monde se posait à l'époque du début du projet était de savoir ce que donnerait Daniel Craig en James Bond, la réponse est des plus évidentes tant le pari est réussi : Craig incarne Bond à la perfection de par son flegme, son humour, sa présence et son charme. L'actrice principale du film apporte elle aussi sa contribution au film : Eva Green donne à son personnage tout ce qu'il faut pour incarner magistralement le premier amour de l'espion. Leur relation est des plus amusantes et passionnantes à suivre, l'un faisant irrémédiablement changer l'autre.

Le personnage de Bond est lui aussi profondément développé et son caractère est des plus travaillé. Bref ce film sait être divertissant par ses scènes d'actions et son humour, mais il sait aussi se montrer intéressant par le travail effectué sur les personnages. Les seconds rôles (comme M ou Mathis) sont des plus sympathiques et apportent un vrai plus au film.

Bon nombre de scènes sont déjà cultes (en tête de liste la fameuse torture qui ferait frémir n'importe quelle personne du sexe masculin), les répliques sont mémorables, les scènes d'actions sont époustouflantes, les personnages sont des plus intéressants(ce qui est loin d'être tout le temps le cas dans un James Bond) et la réalisation est magistrale. Il manque peut-être un peu trop les classiques bondiens (au niveau de la musique ou des gadgets) mais bon, la rupture avec les derniers opus était nécessaire pour relancer la franchise.

Ce Casino royale se révèle être le meilleur James Bond depuis très longtemps, et il est même un des meilleurs films d'actions des dernières années.


L'incroyable Hulk de Louis Leterrier


Nombre d'entre nous n'avaient pas été entièrement satisfaits par le Hulk de Ang Lee, trop psychologique, ne présentant pas d'adversaire à la mesure du colosse vert. Ces nouvelles aventures de Bruce Banner proposent de faire table rase du passé ...

Cette nouvelle version de Hulk nous propose tout d'abord un casting des plus alléchants : Edward Norton, Tim Roth, William Hurt et Liv Tyler dans les rôles principaux, cela à de quoi promettre un bon moment. Le film a une approche similaire à la série télévisée : Bruce Banner fuit l'armée qui veut se procurer son ami verdâtre et il se transforme quand ça va mal.

La première partie du film est de loin la plus intéressante : on y découvre un homme qui vit au fin fond des favelas brésiliennes, qui apprend à contrôler son rythme cardiaque et qui attend désespérément de trouver un remède pour se débarasser de ses démons intérieurs. L'armée fini par le retrouver et la course-poursuite commence ; l'introduction des personnages est rapide mais néanmoins précise et concise. La poursuite dans les favelas est dynamique, fluide et très prenante ; la bande originale quand à elle révèle des musiques adaptées aux situations et introduits des thèmes entêtants et sympathiques.

Vient ensuite le retour au bercail pour Banner, il retrouve sa bien-aimée et ne tarde pas à se faire attaquer par les militaires ; nous découvrons alors ce que nous n'avions qu'entre-aperçu jusqu'alors : la fureur de Hulk, ce monstre vert a une modélisation des plus crédibles et c'est un plaisir que de le voir exprimer sa colère sur les jeeps, les hélicoptères et les soldats qui osent prétendre s'approprier son essence.

Passer ce moment de jouissance, le film entre dans sa deuxième partie : Banner se rend à New York pour se débarasser de son alter-ego ; cette partie développe encore un peu plus la psychologie de Bruce Banner et introduit un personnage utilisable dans une éventuelle suite. Nous avons alors le droit à un final des plus titanesques : Hulk vs Abomination. Les deux monstres se frappent sans ménagement, rivalisant de brutalité et de puissance. Cette bataille est fluide, bien réalisée et appréciable ; reste que le cheminement d'Emil Blonsky alias Abomination est des plus simplistes (« je suis trop vieux, je veux de la puissance, celle-ci m'ennivre, je pête un câble).

Le film se clos sur deux moments prometteurs : Banner se décide à tenter de contrôler Hulk plutôt que de s'en débarasser, et Tony Stark en personne annonce que le projet de monter l'équipe des Avengers (ou des Vengeurs si vous préférez) est toujours à l'ordre du jour.

Au final ce film propose un casting convaincant et de qualité, une réalisation et un scénario appréciables et prenants, des scènes d'actions (ou plutôt de déchaînements hulkesques) jouissives et une musique aux tons héroïques qui fait vibrer le spectateur. Ce deuxième Hulk propose un savant mélange action-psychologie des personnages, avec bons nombre de clins d'oeil et de promesses pour la suite de l'implémentation des héros Marvel au cinéma.


lundi 2 novembre 2009

Un film de la Twentieth Century Fox avec Megan Fox avec des Fox [renards] (critique de Jennifer's Body de Karyn Kusama)



Jennifer's Body nous a largement été vendu comme le film qui allait partiellement assouvir les fantasmes de tous les fans (masculins, mais a-t-on besoin de le préciser ?) de Megan Fox. La douche est pour le moins froide ...

Tout commence par la présentation de la petite bourgade dans laquelle se passe le film ; les personnages principaux sont Needy, qui passe pour l'intello du lycée, et sa meilleure amie Jennifer, LA fille du lycée. Leur relation prend un tournant assez sanglant après que Jennifer soit devenu un démon par la faute d'un groupe de rock aux tendances satanistes. La première apparition de la belle en démon est d'ailleurs la seule scène à vocation effrayante du film. Si vous êtes venu voir un film d'horreur, passez votre chemin.
Jennifer a besoin de dévorer des humains pour préserver toute sa vitalité, on nous offre donc des scènes qui se veulent gore mais qui en fait aboutissent à des actes de barbaries via des jeux d'ombres et des hurlements sans que rien ne soit vraiment montré ; on se demande vraiment pourquoi le film a hérité de la plus haute censure américaine...

Vous êtes venus voir le corps dévêtu de la demoiselle ? Circulez il n'y a rien à voir ! On nous a trompé sur la marchandise, le marketing a fait de la fausse publicité en misant sur nos instincts primaires.

Les bandes-annonces sont centrées elles aussi sur Megan Fox, alors que le film s'appuie essentiellement sur Needy, jouée par Amanda Seyfried. Cette adolescente qui doit faire face à la transformation de sa meilleure amie tout en essayant de protéger son petit ami de l'appétit du démon.

Jennifer's Body reste un film sympathique avec un casting sympathique, une bande son sympathique et des scènes sympathiques à défaut de tenir leur promesses ; on nous montre une histoire d'adolescentes dans laquelle tout dérape à partir d'un postulat délirant et prometteur.

Bref le film est un peu un pétard mouillé, il reste honorable mais on aurait aimé voir ce pourquoi nous étions venus ...

NOTE GLOBALE : 13/20

mardi 20 octobre 2009

Euh ya rien là... on va voir quoi ? (Traduction : Critique de "La proposition" de Anne Fletcher)

L'autre soir nous étions partis pour aller voir The descent 2, mais manque de bol, notre cinéma préféré ne le diffusait pas. Nous nous sommes alors regardés d'un air bête en se disant : "Euuuh et on va voir quoi du coup ?". Finalement notre choix s'est porté sur "La proposition" et bien qu'ayant quelques réserves par rapport à ce film, je dois dire qu'on s'est plutôt bien amusé en fin de compte.

Pour faire simple, La proposition est une comédie romantique où Ryan Reynold (qu'on avait pu voir au printemps dernier dans X-men origin : Wolverine, dans le rôle du méchant Deadpool) doit faire croire à sa petite famille qu'il va épouser Sandra Bullock, sa patronne qu'il ne peut pas supporter, qui risque de se faire expatrier pour un problème de visa.


Alors que dire de cette petite comédie sentimentale ? Et bien je dois dire que le film a le mérite de m'avoir tout de même surpris et laissé sur une note plutôt positive. Alors ne nous leurrons pas, La proposition n'est en rien un film original par rapport à ce qui a déjà été fait. En effet la situation est toute écrite et le film ne fait que nous montrer petit à petit la relation entre les deux personnages s'améliorer jusqu'à arriver à l'amour à l'eau de rose.

Néanmoins les gags sont marrants et la sauce prend tout de même, grâce en grande partie aux acteurs qui, sans concourir pour l'oscar, nous font rentrer dans le jeu.


Ni bon ni mauvais, marrant mais pas hilarant, La proposition est un film qui se laisse regarder sans trop d'a priori. Légèrement "cucu" sur les bords, le film mise en grande partie sur la prestation des acteurs qui collent plutôt pas mal à leur rôle, et des gags amusants, qui feront rire la majeure partie de l'assemblée (en tout cas dans le cinéma ça rigolait, contrairement à certaines comédies françaises dont je tairai le nom...). Un film sympathique, mais à qui on préférera certains de ses collègues anglais (comme par exemple Love Actually).

NOTE GLOBALE : 12/20

vendredi 9 octobre 2009

In a galaxy far far away... (critique de Star Wars : The Clone Wars de Dave Filoni)

Chacun des six épisodes d'une des sagas les plus cultes de l'histoire du cinéma a su marquer l'univers de Georges Lucas ainsi que ses innombrables fans. En été 2008 il nous a été proposé de replonger pour une nouvelle aventure aux côtés de Anakin Skywalker et Obiwan Kenobi. Seulement ce film constitue en fait le pilote de la série éponyme, c'est une sorte d'épisode longue durée... Tout d'abord, le principe de Star Wars : The Clone Wars. Ce dessin animé en 3D au design relativement cartoon nous propose de suivre le conflit qui s'est déroulé entre les épisodes 2 et 3, j'ai nommé la fameuse Guerre des Clones. Opposant les Jedis et la République aux seigneurs Siths et aux forces Séparatistes, cette guerre a permis à Obiwan Kenobi et à son ex-padawan Anakin Skywalker de se distinguer.

Ce métrage commence par une introduction rapide de l'histoire qui met en place les différents intervenants et les enjeux (procédé qui sera repris dans la série). Le film nous fait rencontrer deux éléments au combien importants : le design et la musique !

Si le design un peu cartoon en 3D passe beaucoup mieux que les dessins caricaturaux du précédent dessin animé, il dispose à chacun d'accepter cette approche visuelle ou non. Les différents personnages sont bien modélisés, leurs caractéristiques faciales principales sont présentes et le rendu est sympathique et accrocheur.
Au niveau de l'animation, les combats sont fluides, les mouvements sont lisibles et les batailles sont dynamiques. Si l'on voudrait être tatillons nous pourrions dire que les échanges de sabre-laser sont un peu rigides mais la performance technique reste à saluer.

Sur un plan plus musical, une constatation s'impose : la bande originale ne colle clairement pas à un film Star Wars, nous sommes bien loin des « Duel of the Fates », « Battle of the Heroes » ou encore « Across the Stars », pour ne citer que les thèmes principaux de la prélogie. Les musiques ne sont pas à jeter, c'est simplement qu'elles sont nettement en-deçà des chefs d'oeuvre de John Williams, et qu'elles ont du mal à sublimer les multiples combats, à insuffler une quelconque intensité dramatique ou encore à nous prendre aux tripes.

En ce qui concerne le scénario de ce film d'1h30 : les gentils ont une mission, les gentils combattent les méchants qui leur barrent la route, les gentils remplissent la mission, happy end ! Il n'y a aucune subtilité, on mise tout sur le spectaculaire des nombreuses (trop ?) batailles entre Jedis et Siths, entre clones et droïdes, au détriment d'un scénario élaboré. Une des bonnes trouvailles a été de confié une padawan à Anakin, Ahsoka apporte une certaine fraîcheur au récit, mais les relations entre maître et élève se trouvent vite limitées. On se retrouve avec deux personnes identiques, trop identiques ; cela aboutit à une partie de « qui arrive au sommet le premier en défonçant le plus de droïdes ». Finalement le seul ajout de cette nouvelle approche de Star Wars se trouve banalisé au possible et cela rend l'expérience assez insipide.
On peut ajouter un dernier tiers assez poussif avec l'apparition soudaine, inattendue et assez inutile de Padmé et un déluge de bons sentiments des plus lourds.

Star Wars : The Clone Wars est loin de pouvoir prétendre être un épisode de Star Wars à part entière, le scénario est basique et la fin se limite à un happy end sans avoir fait progressé d'un chouillat le conflit, il n'y a aucune intensité dramatique, les musiques sont inadéquates et le spectacle est répétitif. Le tout bien sûr étant conditionné pour les enfants de 10 ans (exit la maturité du reste de la saga) ; reste un habillage visuel soigné et sympathique.

mardi 29 septembre 2009

Allez hop, in the box ! (Traduction : critique de "Le missionnaire" de Roger Delattre)

Et aujourd'hui nous allons parler (malheureusement) d'une comédie française qui est parue récemment en Dvd : Le missionnaire avec Jean-marie Bigard.

L'histoire est simple : Bigard incarne un ancien taulard qui va tenter de récupérer le magot qui l'avait mené en case prison et s'en débarrasser. Malheureusement, ses deux anciens collaborateurs tiennent eux aussi à leur part. Pour se protéger de ses deux loustics, Mario (Bigard) va faire appel à la seule personne en qui il a confiance c'est à dire son petit frère, curé de son état. Ce dernier va lui suggérer de rejoindre le père Etienne dans son petit village perdu d'Ardèche. Mais à son arrivée, il s'aperçoit que le père Etienne est mort et que les habitants du village le prennent pour le nouveau curé.


Alors, que dire de cet énième comédie française ? Tout d'abord que comme dans la plupart des autres comédies à la françaises dont nous seul avons le secret, tout est relativement téléphoné. On voit tout de suite où on nous mène, il n'y a quasiment pas de surprises et les gags sont tellement gros, qu'on les voit arriver à des kilomètres. Bien sûr on emballe le tout avec une tonne de bons sentiments et de morale pompeuse, ça fait plus joli.

Ce qui est dommage c'est que le réalisateur comptait une figure sûre de la scène comique française en la personne de Jean-Marie Bigard. Malheureusement c'est également raté car tout le potentiel comique de l'humoriste est contrôlé, contenu, de telle sorte qu'il ne fait qu'interpréter son rôle froidement et qu'à aucun moment on ne sent la fibre Bigard dans les gags ou dans les dialogues. Néanmoins, le film sauve plus ou moins les meubles comparé à quelques navet français du même type grâce à quelques scènes qui nous font sourire (voir même rire, si si je vous assure).

Mais le constat final reste tout de même assez malheureux, et on se demande encore comment les producteurs peuvent encore oser financer de telles idioties. Un peu plus d'inventivité serait la bienvenue, car à force de prendre les spectateurs pour des idiots, ils vont finir par s'en apercevoir.


dimanche 20 septembre 2009

Tout ça n'est qu'une farce ! (traduction : critique de Watchmen de Zack Snyder )

Réputé inadaptable par son auteur Alan Moore, il est considéré par les fans comme un comics culte et révolutionnaire ; Watchmen est le dernier film de Zack Snyder, déjà responsable de l'adaptation du 300 de Frank Miller.


Watchmen offre au lecteur (et au spectateur) une histoire en marge des autres récits habituels de super-héros en costume bariolés. Les évènements se passent dans un monde parralèle dans lequel les Etats Unis ont gagné la guerre du Vietnam, Nixon est président du pays pour la troisième fois et la guerre froide menace quand à elle de condamner l'humanité à un apocalypse nucléaire.

Qui sont les Watchmen ? Ou plutôt qui étaient-ils ? Un groupe de super héros comptant parmi eux l'arme vivante la plus puissante de la planète (le docteur Manhattan), plusieurs idéalistes, un mercenaire à la philosophie assez atypique ou encore l'homme le plus intelligent du monde. Ce groupe fût dissout de force après l'adoption d'une loi anti-justiciers, seuls restent deux héros officiels, Manhattan véritable dieu omnipotent, et le Comédien, chouchou du président. Un autre d'entre eux n'a pas accepté d'être mis à la retraite, Rorschach, véritable paranoïaque qui s'est mis à tuer les criminels plutôt que de les emprisonner.

Watchmen fait intervenir une multitude de personnages, et contrairement aux autres comics, on n'y voit très peu de combats. Le scénario profite des 2h45 que compte le film pour se développer, en s'épaississant d'un contexte géo-politique ainsi que d'histoires faisant intervenir les héros du passé, dont certains sont encore vivants.

La force de Watchmen est incontestablement ses personnages charismatiques, notamment le Dr Manhattan, le Comédien et Rorschach. Le spectateur suit le plus souvent l'histoire par le biais de Rorschach, ce qui donne lieu à des scènes anthologiques, notamment lors de son séjour en prison.

Pour le spectateur lambda, Watchmen ressemble à une histoire de super héros assez longue et plus complexe que celles auxquelles on les habitue. Pour le fan du comics, ce film rappellera les bons souvenirs de la lecture d'un ouvrage culte un poil simplifié et beaucoup plus aguicheur. Car si la violence du matériau original est retranscrite, il faut admettre que dans le film, les passages sont prétextes à moultes cassages de bras, fracturages de nez ou autres fracassages de crânes. Le tout avec le concours de plusieurs hectolitres de sang.

Une des questions à se poser est : à qui s'adresse Watchmen ? Aux néophytes, à condition de pouvoir supporter les deux heures et demies du film, qui même s'il ne comporte pas de longueurs réellement handicapantes, peut se révéler longuet. Aux fans du comics ? Ceux-ci pourraient être tentés de reclasser le film ; le spectateur éclairé n'y verra pas là une adaptation, mais plutôt un véritable copier-coller des planches de la bande dessinée, la violence gratuite et un soupçon d'exposition de chair féminine en plus.

Zack Snyder a-t-il vraiment « réalisé un film » ? Les scènes du film sont la retranscription exacte de celles du comics, que ce soit dans les décors, les dialogues, les attitudes des personnages ou leurs postures. On assiste ni plus ni moins à une version en mouvement du comics.


Au final Watchmen se révèle intéressant avec des personnages forts (Rorschach en tête), un scénario intrigant et une ambiance très atypique pour un récit de super-héros. Mais tout cela vient du matériau original. Les rajouts de Zack Snyder se résument à un étalage de violence gratuite discutable (même si jouissive), quelques musiques douteuses et un usage du ralenti qui en fera enrager plus d'un.

Bref, ce film mérite d'être vu, mais son réalisateur n'y est pas pour grand chose au final, puisque devant la tâche à accomplir, plutôt que de véritablement s'approprier le sujet et l'adapter à sa manière, Zack Snyder a préféré offrir un copier-coller du comics, qui s'avère plaisant et intéressant, sans que ce soit de son fait.

lundi 14 septembre 2009

Bienvenue dans un monde de geeks qui ont des gros bras par extension !( traduction : critique de Ultimate Game de Mark Neveldine et Brian Taylor)

Ce film nous plonge dans une société qui raffole d'un mélange entre la télé-réalité et le jeu vidéo. Des prisonniers se voient offrir leur liberté s'ils arrivent à gagner 30 sessions du nouveau phénomène à la mode : « Slayer ». Dans ce « jeu », les prisonniers se retrouvent sur un champ de bataille à s'entre-tuer, seulement ils sont contrôlés par d'autres personnes, les gamers, via un dispositif nanocellulaire. Véritables personnages vivants d'un jeu-vidéo ultra-populaire, les prisonniers se confrontent dans un univers proche d'une partie de Call of Duty, Quake, Medal of honor ou tout autre FPS bourrin où seul la loi du « qui fragge le plus les autres » survit. Car il s'agit bien de survie dans ce film ; la première partie nous offre des passages immersifs et nerveux pendant les 3 sessions de Slayers qu'il nous est donné de voir. Nous avons également droit à un déballage de technologie futuriste et à un exposé sur les frontières entre le jeu et la réalité, et toute les illusions que cela peut entraîner.

Nous passons par la présentation d'une galerie de personnages tous plus caricaturaux les uns que les autres, avec le héros qui gagne toutes les parties grâce à son gamer, fils à papa doué pour les jeux vidéos qui adore passer son temps sur internet à mater du porno. Nous avons aussi le génial inventeur qui est devenu très riche et qui se révèle être un salop de première ; il y aussi le no-life dans toute sa splendeur, obèse, repoussant les limites de la déviance sexuelle et sans aucune considération pour la personne qu'il contrôle en lui faisant accomplir tous ses fantasmes. Bon je ne vais pas tous les faire, vous avez compris que ça ne vole pas haut de ce côté là.
Le scénario est en deux temps, la première qui est la plus intéressante et la plus plaisante, avec une réalisation très proche du personnage de Kable, véritable roi de Slayer, qui domine le champ de bataille, tue ses adversaires dès qu'il les voie et atteint la fin du niveau en un temps record. La réalisation de ses passages est immersive, la caméra est proche du personnage, elle bouge autant que lui, l'atmosphère est celle d'un champ de bataille, ça explose et ça mitraille dans tous les coins, on se croirait devant son écran à jouer à un FPS.

La deuxième partie développe le scénario (oui il faut bien s'y mettre à un moment) autour d'une conspiration du méchant contre le héros (oh ben dis donc c'est du jamais vu ça !) et se révèle assez répétitive (le héros cherche sa femme en tuant des gens au passage, le héros cherche sa fille en tuant des gens au passage, le héros cherche le méchant en tuant des gens au passage).

Le concept de départ est séduisant mais se révèle très limité au final, reste que c'est extrêmement immersif et trépidant grâce à une réalisation efficace et des acteurs convaincants. De toute façon, le film n'a pas le temps de se répéter, il ne fait que une heure et demie.
En revanche ne comptez pas sur le scénario qui tient sur un timbre poste ou sur la psychologie des personnages qui sort tout droit de la bible des 1001 clichés. Le film se veut bourrin comme on les aime, avec un message très dissimulé sur les limites entre le jeu vidéo et la réalité ainsi que sur la diversité que comptent les rangs des geeks (non je plaisante c'est placardé au milieu de la rue à grands coups de panneaux lumineux clignotants et de crieurs publiques). En bref, si ce que vous avez vu dans la bande-annonce vous a plu, et bien allez voir le film.

samedi 12 septembre 2009

Across the stars

Aujourd'hui nous allons dresser le portrait d'un homme à qui le cinéma actuel doit beaucoup. Pourtant cet homme n'est pas un grand réalisateur, ni un acteur connu et reconnu ou encore un producteur influent, non il s'agit d'un compositeur. Mais pas n'importe quel compositeur, nous allons parler d'un des plus grands virtuoses de la baguette des temps modernes (et je mesure mes mots), je veux bien évidement parler de Monsieur John Williams.

John Williams, de son vrai nom John Towner Williams, est né le 8 Février 1932 à New-York. A 15 ans, ce fils de percussionniste est déjà membre d'un groupe de Jazz comme pianiste. C'est à 19 ans, décidé à faire carrière, qu'il créé sa première œuvre : une sonate pour piano.
Il part alors étudier et vit de ses cachets de pianiste de jazz qui l'encouragent à se consacrer à l'écriture. Il part dès lors à Los angeles.

Après de nombreuses années à écrire la musique de séries tv de l'époque, il se lance dans le cinéma et remporte son premier oscar en 1971 pour son adaptation de Fiddler on the roof.
Il enchaîne ensuite les succès et s'associe avec un jeune réalisateur de l'époque qu'il ne quittera plus : Steven Spielberg.
Il réalisera pour lui la bande-originale de Jaws (Les dents de la mer) pour laquelle il reçoit son deuxième oscar en 1975.

C'est à cette période que débute la production d'un film devenu aujourd'hui culte : La guerre des étoiles. Pour le musique de son film, Georges Lucas pensait avoir recours à une sélection de morceau préexistants, car il pensait que seules des œuvres classiques pouvaient transmettre cet esprit épique et fantastique, au même titre que L'odyssée de l'espace.
Mais Spielberg conseille à Lucas d'utiliser les talents de Williams pour les besoins de son film. Lucas accepta et laissa à Williams l'écriture de la musique. A sa sortie en 1977, La guerre des étoiles est un énorme succès grâce en partie à la bande-originale de Williams qui transfigure complètement le film : Réalisée avec pourtant peu de moyen, les musiques de Williams ont ce talent que peu d'autres musiques possèdent qui est celle de pouvoir véhiculer des histoires à elles seulent et de sublimer encore plus l'image. On notera par exemple l'éblouissant thème de la force dans Binary sunset, le thème de départ lors du texte déroulant, les trompettes despotiques de l'Imperial march ou encore le thème féérique de la princesse Leïa (Leïa's theme).
La bande-originale de la guerre des étoiles reste aujourd'hui une des meilleures ventes jamais réalisée pour une musique de film.

Avec John Barry, Jerry Goldsmith, Ennio Morricone, ou encore Elmer Bernstein, il a grandement contribué à populariser l'usage de l'orchestre symphonique dans la musique de film ; ses œuvres en ont d'ailleurs fait un genre musical majeur.

Il est ensuite l'homme de biens des succès, y figurent la saga Indiana Jones, Maman j'ai raté l'avion, Superman, Jurassik parc, E.T l'extraterrestre et encore bien d'autres.
En 1999, il reprend du service dans la galaxie Star Wars en écrivant la BO des trois nouveaux épisodes : La menace fantôme en 1999, L'attaque des clones en 2002 et enfin La revanche des siths en 2005. Dans ce dernier, qui marque la fin de la saga Star Wars, la musique de Williams se sublime encore une fois, mêlant chœurs et cuivre afin de donner naissance à une musique parfaite pour cette ultime histoire dans cette galaxie lointaine, très lointaine.
On lui doit également la musique originale des trois premiers volets de la saga Harry potter et sera également le compositeur de l'ultime volet de cette saga.

Bien au delà de simples musiques, John Williams à réussi à créer de véritables hymnes cinématographiques, connus de par le monde. Qui ne connait pas le thème de l'empire même sans avoir jamais vu la guerre des étoiles ? Qui n'a jamais fredonné le célèbre thème d'Indiana Jones ou encore celui de Jaws ? Les musiques de Williams existent bien au delà du film pour lesquelles elles ont été créé et c'est ce qui fait que ses musiques sont si particulières. La preuve est qu'il a remporté 5 Oscars (pour les BO de Fiddler on the roof, Jaws, ET, Star Wars et La liste de Schindler), 7 BAFTA awards, et 21 prix Grammy. Avec 45 nominations aux oscars celà en fait la personne la plus nominée après Walt Disney et la personne vivante la plus oscarisée.

Bref vous l'aurez compris John Williams est de ces personnes qui ont changé le monde du cinéma. Toutes empreintes d'influences et de puissance émotionnelle très fortes, ses musiques sont un cadeau pour l'esprit. Si la musique est le langage de l'émotion alors John Williams est sans conteste un homme d'émotions. Dans le domaine de la musique il y a les compositeurs, les grands compositeur et puis il y a John Williams.

Allez tous avec moi : Pam palam pam ! Pam Palam ! Pam Palam pam.... quoi personne ne reconnait le thème d'Indiana Jones ? Vous manquez d'imagination, allez : MUSIQUE !

samedi 5 septembre 2009

Oh ! Tu m'a pris pour un Jean Jacques ou quoi ?!

Traduction : critique de COCO, de Gad Elmaleh.


*Feuillette le dictionnaire* Ah voilà, « Comédie française », alors voyons voir : '' Film à volonté comique enchaînant gags pas drôles, guest stars, morale à deux francs cinquante, seconds rôles inutiles, scénario quelconque ; le tout provoquant une impression d'avoir été arnaqué chez le spectateur''.

Coco raconte l'histoire d'un homme excessivement riche et arriviste qui ne peut s'empêcher d'en mettre plein la vue, « d'éclater » tout le monde. Il est unique, ce n'est pas un vulgaire « Jean Jacques » et donc lorsqu'il doit organiser des fêtes, il ne peut pas se contenter de louer une salle municipale pour accueillir sa famille et ses proches. Il lui faut le Stade de France pour loger 4 000 personnes, il faut que le lendemain devienne un jour férié pour que ses invités restent s'amuser jusqu'à l'aube ! Ce n'est là qu'un petit aperçu de la démesure du bonhomme.

Pour son premier essai à la réalisation, Gad Elmaleh nous livre l'histoire d'un homme « qui a l'argent mais pas le temps » ; pas le temps pour sa famille ? Même pas, il s'en occupe de sa famille, en tout cas c'est ce qu'il croit. Sa femme reste à la maison ou va acheter des chaussures (beaucoup de chaussures, toutes les chaussures !) ; il fait emménager sa mère dans un appartement immense dans un quartier où elle ne se sent pas à l'aise ; il veut tout décider à la place de son fils, même son âge ! Bref le scénario nous livre une gentille morale comme on en voit si peu dans les comédies françaises.

Fort de son message et des valeurs qu'il transmet sur la famille, la modestie ou encore le soutien des proches, Coco nous livre une galerie de personnages assez transparents tellement le protagoniste principal les efface. Et pourtant la prestation de Gad Elmaleh n'est pas non plus digne d'un Oscar. On assiste en fait à un sketch d'une heure et demie, durant laquelle le comédien nous offre des mimiques, des expressions, des jeux de mots qui auraient pu ravir ses fans, si seulement le tout n'était pas si téléphoné ou encore timide par moment (mention spéciale au « Where is Brian ? »). L'acteur a beau y mettre toute son énergie, le niveau n'en est pas suffisamment relevé.

Oubliant d'être drôle, le récit s'enferme dans un déroulement monotone, sans réel intérêt, sans gags et finalement sans surprise (la fin se devine dès le début, morale oblige).

En conclusion, Coco fait partie de ses pseudos comédies que le cinéma français nous livre par douzaine, on s'ennuie, on ne rit pas, on n'y prend aucun plaisir. Que vous soyez fan de Gad Elmaleh ou non, préférez à ce film un des nombreux spectacles de l'artiste.

jeudi 3 septembre 2009

Encore un film qui frappe fort

Traduction : Critique de Gi Joe : Le réveil du cobra de Stephen Sommers

L'été 2009 aura été riche en sorties ciné en tout genre. Mais comme tous les ans, les mois de Juillet et d'Août sont les mois rêvés pour les films qui, en dehors de cette période estivale, n'oserait pas être projetés. Et il y en a un qui cet été répond parfaitement aux critères cités, il s'agit bien évidement du nouveau film de Stephen Sommers : GI Joe – le réveil du cobra.

Comme le laissaient suggérer les bandes-annonces le film est un concentré ahurissant de vide cérébral et d'explosions violentes en tout genre.

Penchons nous un instant sur ce glaire hollywoodien si vous le voulez bien. Si on devait attribuer une note des clichés à ce film il aurait sûrement une excellente note. Commençons par le héros : beau gosse, militaire d'exception (ben oui hein il allait par être charcutier traiteur sinon ça a moins d'intérêt) mais avec un passé si trouble qu'on ne peut avoir que de la peine pour ce grand bloc de testostérone, car on le sait bien les jeunes militaires avec un passé tragique, ça fait pleurer les filles (ou pas). Passons ensuite à l'acolyte de service qui fait des blagues drôles, afro-américain évidement car on le sait bien les militaires noirs, sont là pour faire marrer et sortir des vannes (et aussi pour que la prod puisse dire "z'avez vu ? on respecte les quotas !").

Je vous passe évidement le capitaine de l'équipe super balèze et super renfrogné qui aime pas les petits nouveaux mais qui finit par les aimer parce que lui aussi il était comme ça étant jeune.

Rajoutons ensuite un geek qui peut calculer toutes les décimales de pi en environ 3sec, de tête, dans une camionnette qui roule à 160km/h dans les rues de Paris et quelques paires de seins siliconés et vous avez une collection de personnages tous aussi faux les uns que les autres. Du côté des méchant on met un marchand d'arme qui veut détruire le monde (ben oui faut bien que ce soit un peu original quand même oh !) et un autre méchant que tout le monde croyait mort (oui car il y a aussi des rebondissements de situations et du suspens dans ce film, faut pas croire) qui se révèle encore plus méchant que le premier. Saupoudrez légèrement avec un ou deux ninjas très très mystérieux et vous obtenez un casting de rêve.

Pour ce qui est du scénario, je vous laisse imaginez l'ampleur de ce drame épicurien.... non je plaisante. Il est possible que Stephen Sommers ai oublié d'écrire le scénario et que le jour où il devait le rendre à la prod il s'est dit pendant sa pause déjeuner :"ah zut ! J'ai pas écrit le scénario de mon film avec des explosions, bon vite je vais faire ça sur ce morceau d'essuie-tout". Et paf ! Ça fait GI Joe (et non pas des chocapics, quoi que cela aurait peut-être été préférable).

Pour ceux dont la plupart des neurones ont déjà fondus, ce film ne fera guère d'effet sinon celui de détruire le peu de matière grise qu'il vous restait encore. Par contre si vous avez conservé un minimum d'espace libre, prenez garde, pendant la vision de cette pantalonnade militaire vous pourriez être atteint de : Nausées, Maux de tête, Hypoglycémie, diabète, rupture d'anévrisme, hémorragie interne, cancer du cerveau, hallucinations, terreurs nocturnes et autres troubles intestino-cérébraux aigus.


Vous l'aurez bien compris, n'allez voir ce film qu'en connaissance de cause car Gi Joe : Le réveil du cobra fait partie de ces films qui même pris au 43° degré reste terriblement ridicule et vide de toute matière. Au moins ça aura eu le mérite de nous faire rire, même si ce n'était pas vraiment le but recherché, et quand on sait que la Paramount compte sortir encore deux autres films, on est encore pas à l'abri de se fendre la gueule.



mardi 26 mai 2009

Un cavalier qui surgit hors de la nuit ...

Le masque de Zorro de Martin Campbell


Faire revivre Zorro au cinéma en prenant comme idée de départ la chute de Diego De La Vega était un pari. Martin Campbell l'a réussi et nous livre un film plaisant et dynamique sur le cavalier noir.

Le célèbre Zorro livre son dernier combat contre le gouverneur Rafael Montero, cela lui coûtera la vie de sa femme et sa liberté. Son pire ennemi a percé son secret à jour et comme chatiment il élèvera sa fille pendant qu'il moisira en prison.
20 ans plus tard, Rafael revient en Californie et Diego de La Vega s'évade. Il rencontre un jeune brigand, Alejandro Murieta et le forme pour faire revivre la légende de Zorro...



... d'un Z qui veut dire Zorro !

Avant de relancer la franchise James Bond avec son Casino Royale, Martin Campbell a dépoussiéré le mythe de Zorro. Ce film se démarque en montrant la fin du Zorro original et sa succession ; l'histoire reprend donc le schéma du maître qui entraîne l'élève sur fond de vengeance.

Le film est servi par un casting quatres étoiles ; Catherine Zeta-Jones est sublime et montre bien quelle force intérieure cache la fille de Zorro. Anthony Hopkins endosse à merveille le rôle du mentor malicieux et amer ; Antonio Banderas apporte ce qu'il faut de fougue, de désinvolture et d'espièglerie au nouveau Zorro. En ce qui concerne les méchants du film, Matthew Letscher et Stuart Wilson sont respectivement sadique et rusé à souhait.


Zorro le deuxième, le successeur du... premier oui c'est ça !

Le film est bien rythmée, il enchaîne les combats à l'épée, les chevauchées à dos de Tornado et les passages maître/élève sans que l'on s'ennuie une minute ou que l'histoire en souffre.
La musique de James Horner est sublime et contribue à retranscrire l'ambiance du film.


En conclusion ce film est une réussite portée par des acteurs habités, une intrigue dynamique et entraînante et une ambiance authentique. Si vous ne l'avez pas encore vu, allez voir ce divertissement de qualité.

lundi 25 mai 2009

Le nouveau gardien de nuit est arrivé !

La nuit au musée de Shawn Levy.


Larry, jeune homme divorcé, tente désespérément de retrouver un travail afin de ne pas être expulsé encore une fois de son appartement. Il trouve finalement un emploi en tant que gardien de nuit au musée d'histoire naturelle. Mais Larry est loin de se douter que les habitants du musée reprennent vie la nuit grâce à une mystérieuse pierre.

Au premier abord on pourrait se dire que La nuit au musée a pas mal d'atout pour lui. Tout d'abord la présence de Ben Stiller dans le rôle principal, un casting plus qu'intéressant et un scénario original. Malheureusement après une vingtaine de minutes, on déchante très vite.

En effet malgré ses points forts sur le papier, La nuit au musée ne peut combler le vide intersidéral qui le compose. Car même si le film est vendu comme une comédie, après avoir vu le film on est largement en droit de se demander à quel moment cela devait nous faire rire. C'est à peine s'il arrive à nous faire sourire.



Hé Robin qu'est ce qu'on fait dans ce film ?
- Je sais pas mais souris, fais comme si tu étais content d'être là...


Ben Stiller n'arrive à aucun moment à imposer l'humour qui le caractérise et c'est bien dommage car le comédien nous avait habitué à beaucoup mieux (Mary à tout prix, Tropic thunder, Starsky et Hutch...). Pour ce qui est des autres comédiens, il n'y a pas grand chose à retenir si ce n'est qu'on se demande franchement ce que Robin Williams fait au milieu de cette farandole de bêtises. L'histoire quand à elle ne décolle jamais, on attend désespérément qu'un gag fasse son apparition mais en vain.



Hé ! coucher le chien !!

Au final La nuit au musée est un film plat, sans intérêt qui se veut drôle mais qui n'arrive à aucun instant à accomplir sa mission. Un pur produit de marketing abrutissant qu'il vaudrait mieux éviter si l'on souhaite conserver un tant soit peu de matière grise en réserve. Et malgré la présence d'un casting plutôt attirant ( Ben Stiller, Robin Williams, Owen Wilson) le film ne réussit pas à s'extirper du néant cosmique duquel il est apparu et d'où il aurait mieux fait de rester.

vendredi 22 mai 2009

Kate... we have to come back ! (traduction : critique de Lost nous voilà !)

Voici la première critique d'une série et par n'importe laquelle puisqu'il s'agit de Lost. La cinquième émission va avoir du retard, Léo a un petit (hum... gros) souci avec son PC donc nous sommes dans l'expectative pour l'instant.


Lost de J.J. Abrams


Le papa de Alias a créé une série qui marquera à jamais le paysage télévisuel. Tout commence par le crash du vol Oceanic 815 ; les survivants se retrouvent sur une île mystérieuse, mais en aucun cas déserte (même s'ils le croient).
Plusieurs personnes s'affirment au sein du groupe et deviennent les principaux protagonistes de l'histoire ; Jack, chirurgien de Los Angeles devient le chef des rescapés, épaulé par Kate, Sayid, Locke,...
Lost a plusieurs points forts, le premier et le plus important étant la construction narrative des épisodes. Chacun est divisé en trois parties qui s'entrecoupent ; chaque épisode est centré sur un personnage dont on apprend le passé (ou tout du moins une partie du passé) par le biais de flashbacks. Ensuite il y a bien sûr la trame principale de l'histoire qui pose beaucoup de questions sans y répondre dans un premier temps (cela frustre le spectateur, mais dans le bon sens du terme). Et enfin il y a des passages qui racontent la vie du groupe dans leur campement.


Le désormais célèbre écran titre de la série.

Une autre force de Lost est la richesse de ses personnages ; ils ont beau former un groupe, ces inconnus peuvent entrer en conflit, un des exemples les plus flagrants de la première saison est l'opposition entre Jack, rationnel et désireux de faire quitter l'île à tout le monde et John Locke, qui pense être guidé par le destin et que l'île lui demande d'accomplir quelque chose. Les personnages évolueront bien sûr au fur et à mesure des six saisons de la série (la cinquième vient de se terminer, les fans doivent s'armer de patience et attendre l'ultime saison). Notamment Jack, Saiyd et surtout Sawyer, le bad guy de service qui va se transformer en véritable leader posé et réfléchi quand les circonstances l'y forceront.

Mais le véritable atout de Lost reste sa maîtrise (frustrante) du suspense et des différents cliffhangers, chaque fin d'épisode laissant le spectateur dans un état proche du « Pourquoi faut-il attendre une semaine pour voir ce qu'il va se passer ?! Il faut que je sache tout de suite ! ». La série nous surprend constamment, nous révèlant des liens inattendus entre les personnages. Elle installe progressivement le background de l'île (et il est conséquent) et de ses différents habitants ainsi que les enjeux de possèder cet espace si particulier.


Le casting principal de la série lors de la première saison.

Pour finir, la série se renouvelle constamment : la première saison nous montre la découverte de l'île par les rescapés et comment ils s'organisent et s'adaptent tout en découvrant certains de ses mystères. La deuxième entame une lutte acharnée entre les rescapés et un groupe qui vit sur l'île (les Autres) tout en posant encore plus de questions et en offrant que peu de réponses. La troisième entame la quête des rescapés pour quitter l'île, mais elle nous offre surtout une des fins de saison les plus mémorables toutes séries confondues. La quatrième introduit le concept des flashforwards et intègre une force supplémentaire dans la lutte pour posséder l'île. Enfin la cinquième nous montre le groupe des Oceanic six qui ont réussi à quitter l'île tandis que les autres survivants se retrouvent confrontés à des voyages dans le temps des plus éprouvants. Cela nous donne la possibilité de vraiment découvrir ce qu'il s'est passé sur l'île plusieurs décennies plus tôt tout en nous martelant d'un message assez déterministe (« What ever happened, happened », comprenez : tout ce qui s'est passé, s'est passé).

En conclusion, Lost est une série véritablement bouleversante, de par sa narration fragmentée entre passé, présent et futur, son sens aigu du suspense, sa façon de poser beaucoup de questions et de ne donner les réponses que bien plus tard au grand damn du spectateur impatient. La série compte aussi sur ses personnages forts et solidaires, mais néanmoins intriguants.


Jack Shepard, le leader des rescapés, lors du final mythique de la saison 3.

Au départ nous avions une série plein de suspense qui nous proposait un naufrage pour le moins atypique, après cinq saisons nous avons un véritable phénomène qui fait couler beaucoup d'encre via les innombrables théories que les fans mettent en place en attendant les réponses des scénaristes. Si vous ne connaissez pas Lost, allez vite découvrir cette série déjà culte.

mercredi 20 mai 2009

Et une critique de Brazil, une !

Bonjour les enfants, tout de suite la critique de Brazil, un film de Terry Gilliam

Sam Lawry, petit employé de bureau, mêne une vie formatée par les règles dictées par la societé étrange dans laquelle il vit. Chaque nuit, d'étranges rêves l'emmenent dans un monde psychédélique dans lequel il s'éprend d'amour pour une jeune femme qu'il ne connait pas.
Un jour la jeune femme en question, Jill Layton entre dans sa vie après que les grands rouages de la machine qui régit leur société ait fait une erreur, désignant l'innoncent Buttle comme coupable d'un crime commis par Tuttle, un escroc qui tente à sa manière de faire déchoir la monarchie de la bureaucratie.



Sam Lawy rencontre Jill Layton

Brazil est un film déroutant qui n'a sa place nulle part dans les standards du cinéma. C'est un véritable Ovni cinématographique qui doit sa réussite à la ténacité de son réalisateur Terry Gilliam.

Il faut clairement plusieurs visionnages du film pour en apprécier toute la richesse car après la première vision, il faut le dire clairement, on se dit que le réalisateur a du consommer quelques substances illicites avant d'en écrire le scénario. Rien d'étonnant venant de la part d'un comédien qui fit longtemps partie de la troupe des Monthy Pythons, connus pour leur humour décallé et acide.


Sam Lawry emporté dans l'un de ses rêves

Mais Brazil est un film qui sous ses airs de comédie burlesque, dépeint une societé régit par la bureaucratie, où les personnes ne sont plus rien d'autres que des numéros dans des fichiers informatisés. Au milieu de cette dictature contemporaine, Gilliam dépeint l'histoire d'un homme qui tente de s'évader de cette vie, à tout prix, qui tente de scier les barreaux que cette societé a placés autour de lui.

Lors de son périple, on fait la connaissance d'autres personnages tout aussi déroutant comme Tuttle, incarné avec brio par Robert De Niro, réparateur qui va à l'encontre des doctrines de l'Etat, qui finit par disparaître dans une pluie de feuilles, puisqu'après tout, après notre mort c'est la seule chose qui reste de nous : des feuilles de papier.


Le bureau du recoupement, grand rouage de cette societé infernale, où travaille Sam.

Brazil est une comédie intelligente qui traîte avec justesse de la dictature de la bureaucratie et de l'uniformisation de nos existences dans un monde où les rêves n'ont plus leur place. Le tout souligné par des musiques étranges et décalées notamment celle à qui le film doit son nom à savoir bachianos brazil samba.
Au final, Brazil est tout simplement un film culte : drôle, touchant et intelligent, sûrement l'un des meilleurs film de Terry Gilliam au même titre que Las Vegas Parano.

mardi 19 mai 2009

On demande le docteur Kanebi ( traduction : critique écrite numéro 2 )

Bonjour à tous, voici la critique de Monster, un manga de Naoki Urasawa.


Le docteur Kenzo Tenma est un neuro-chirurgien japonais qui travaille en Allemagne. A la botte du directeur de l'hopital, il se plie à toutes les exigences en contre-partie d'une carrière assurée.
Il va alors être confronté à un cas de conscience qui va bouleverser sa vie à jamais. En privilégiant l'ordre d'arrivée des patients plutôt que leur statut, Tenma va désobéir au directeur et sauver la vie d'un garçon de 10 ans plutôt que celle du maire.
Les représailles ne se font pas attendre et Tenma perd tout soutien dans l'hôpital. C'est alors que le directeur est retrouvé mort, Tenma est le suspect idéal pour la police ; le jeune garçon disparaît lui aussi avec sa soeur jumelle (Anna), admise en même temps que lui.

Dix ans plus tard, des fantômes du passé reviennent hanter Tenma, alors directeur du service de chirurgie. Le jeune garçon, Johann, refait surface et assassine un patient du docteur sous ses yeux.
Tenma a ressuscité un monstre au visage d'ange et il compte bien réparer son erreur par tous les moyens...



Le docteur Tenma, notre héros et fugitif de service


Ce manga en dix-huit tomes (ou 74 épisodes) nous fais suivre le voyage du docteur Tenma tout au long de sa quête pour retrouver Johann et de ses recherches sur le passé des jumeaux. Il découvrira alors des atrocités perpétrées par des hommes avides de pouvoir, qu'ils soient communistes (l'histoire prend place dans les années 90) ou en quête d'un nouveau leader qui aurait l'étoffe d'Hitler. Ces hommes ont réalisé des expériences abominables sur des enfants sélectionnés avec soin.
Sous ce fond d'eugénisme et d'extrêmisme, Monster nous livre un récit haletant et développé avec soin, jusqu'au moindre petit personnage secondaire.

L'ambiance véritablement stressante, sordide par moments, est digne d'un véritable thriller. Le récit peut paraître long, il s'attarde sur des personnages secondaires, mais ces passages ne sont pas inutiles. Ils restent des pièces de la trame principale et nous offre un changement de point de vue appréciable.

Ne vous attendez pas à des combats bourrins ou des gunfights trépidants, Monster est une œuvre au scénario béton, qui sait prendre son temps pour développer une intrigue mitonné aux petits oignons, riche en suspense (attention il n'y a pas trois rebondissements à la minute non plus) et en personnages secondaires au passé riche et profond.


Johann, le monstre au visage d'ange

Les 18 tomes sont prenants, on a du mal à résister à l'envie de tout lire d'affilée.
En ce qui concerne l'animé, la version française est soignée, quasi-parfaite (il faut le signaler), les musiques collent parfaitement et retranscrivent bien l'ambiance oppressante et désespéré.

Bref, je ne saurais trop vous conseiller de découvrir Monster pour ceux dont ce n'est pas encore le cas .

lundi 18 mai 2009

Here come a new challenger ! (traduction : les critiques écrites commencent maintenant)

Bonjour à tous nos fans (oui je parle de vous les 3 archéologues du fond). Dans un souci de rendre le blog un peu plus dynamique, mais aussi de vous offrir des critiques qui vont un peu plus au fond des choses, nous avons décidé de vous offrir régulièrement (au moins une fois par jour) des critiques écrites de films qui ne font pas l'actualité ou encore d'animés ou de séries (ces derniers nous posant problème pour trouver les extraits sans tomber totalement dans les pratiques les plus obscures).

Sans plus tarder voici la première du nom : le cultissime Princesse Mononoké de Hayao Miyazaki.